Le Burkina Faso inaugure une usine d’égrenage de coton bio

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Les autorités veulent renforcer la filière biologique, qui représente pour l’instant 2 % de la production nationale.

Récolte de coton à Boromo, au Burkina Faso, en mars 2017.
Récolte de coton à Boromo, au Burkina Faso, en mars 2017. ISSOUF SANOGO / AFP

Le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, a inauguré à Koudougou, jeudi 30 janvier, une usine d’égrenage de coton biologique présentée comme la première en Afrique de l’Ouest.

Erigée dans les locaux de la direction régionale de la Société des fibres et textiles (Sofitex), elle va permettre de transformer 130 tonnes de coton graines en fibres par jour, contribuant à consolider la durabilité de la filière biologique et l’autonomisation des femmes, qui représentent 58 % des employés du secteur. Lire aussi Burkina Faso : les leçons à tirer de la fin du coton transgénique

La majorité du capital de l’usine (51,02 %), dont la construction a nécessité 12 millions de dollars (près de 11 millions d’euros), est détenue par l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB).

« Le coton biologique est une production qui est en majorité réalisée par les femmes et les jeunes. Et nous avons constaté qu’il y avait une baisse de la quantité produite, parce qu’après la production, l’usine d’égrenage de coton bio n’existait pas, et cela freinait l’élan de ceux qui intervenaient dans le domaine », a expliqué le ministre du commerce, Harouna Kaboré.

Source : Lemonde

1 thought on “Le Burkina Faso inaugure une usine d’égrenage de coton bio

  1. Histoire de la production du Coton au Burkina Faso. Jusque vers le milieu des années 70, plus de la moitié du coton produit au Burkina Faso, la Haute Volta de l’époque ,était biologique. Puis, progressivement, sous l’influence de la SaPhyto, société française fournisseuse des pesticides et des intrants à la Sofitex (Société des fibres textiles du Burkina), la production biologique a progressivement perdu du terrain, non pas par volonté des producteurs, mais sous le refus du coton biologique par les acheteurs . Le summum a été atteint dans les années 1990 par l’introduction du coton OGM. Aujourd’hui, si les autorités voient un intérêt dans la production du coton biologique, c’est une bonne nouvelle pour les agriculteurs producteurs du coton. En effet, à ce jour, l’utilisation à outrance des pesticides et des intrants imposées par la SaPhyto et la Sofitex avait fini par endetter énormément les cotonculteurs. Une partie de cette dette avait d’ailleurs été annulée par les autorités au début des années 2000. Dans de nombreuses régions du Burkina Faso, la culture du coton était en net recul, parce que les paysans refusent désormais de s’endetter pour achat de pesticides, d’intrants et d’herbicides à des prix exorbitants et souvent inefficaces pour augmenter le rendement. En somme, on ne peut que saluer cette nouvelle ère de la culture du coton au Burkina Faso.

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